Sortons des cancans et parlons canards…
Il était un foie…
Si de nombreuses gravures et peintures découvertes lors de
fouilles archéologiques nous ont révélé que les Egyptiens pouvaient être
considérés comme les « inventeurs » du gavage manuel ( après avoir constaté que, parmi les grands volatiles, les oies et les canards se
gavaient avant leurs grandes migrations, ils copièrent simplement la nature… ) ce
sont les grecs et les romains qui firent du foie gras un mets de choix.
A l’inverse des Egyptiens, dont il n’est nulle part attesté
qu’ils en étaient friands, grecs et romains ont laissé une abondante
littérature contant le goût de ces deux civilisations pour le foie gras
découvert lors de leurs diverses intrusions en terre pharaonique.
Gourmands tout autant que gourmets, les romains prirent pour
habitude de gaver les oies et les canards avec des figues. Outre le petit
arrière goût agréable que ce fruit procurait au foie, cette pratique leur donna
le mot « foie » lui-même puisque la figue – fictatum, en latin – s’est peu à peu muée en figido, puis en fedie
ou feie pour nous offrir enfin le mot foie !
Il était une foi…
Anthropologue passionné par l’étude des cultures
alimentaires et corporelles, Frédéric
Duhart est l’auteur, entre autres publications, de nombreux articles et
ouvrages consacrés aux habitudes alimentaires de son Pays Basque natal :
« Habiter et consommer à Bayonne au
XVIIIème siècle » , « Le Chocolat au Pays Basque », « Carafes et alambics. Les mots du vin
et autres boissons. »
Dans la collection « Terre
et Gens », les éditions Elkar
viennent de publier son dernier et, je me permets de l’écrire, remarquable
ouvrage : « De confits en foies gras. Une histoire des oies et des canards
du Sud Ouest. »
Pour vous le présenter, « Bizi
Ona, le Slow Food du Pays Basque » et Peio Etcheverry-Ainchart, son
éditeur, ont mis en commun leur foi en Frédéric Duhart pour vous organiser une
soirée digne de cet essai historique et anthropologique qui est une invitation
à la réflexion sur nos manières d’être au monde, nos façons de manger et nos
relations avec les animaux… sans jamais nous ennuyer une seule seconde !
Il était une fois un
poète chinois du nom de Tchouang-Tseu (mort en 315 av. J.C.) qui proclama
ceci : « les pattes du canard
sont courtes, il est vrai, mais les allonger ne lui apporterait rien ... »
Je ne sais si les pattes des adhérents de « Bizi Ona, le Slow Food du Pays Basque », sont longues
ou courtes … mais je sais que depuis quelque temps elles doivent être bien
fatiguées pour se permettre de ne pas vous mener vers les derniers lieux de nos
rencontres … Puissent la date, le sujet et le lieu de notre prochaine soirée vous
inciter à venir nombreux à la présentation du livre de notre ami Frédéric
Duhart, le Lundi 30 Novembre 2009, à 19
heures, sur la Péniche
« Talaia », amarrée Quai Pedros, face à la Mairie de Bayonne.
Bénéficiant de la plus belle vue qui soit sur la Citadelle, les Ponts,
les Echauguettes et la Mairie
de Bayonne joliment éclairés, la
Péniche « Talaia » servira d’écrin à
l’ensemble de notre rencontre qui se conclura par un dîner concocté par
l’excellent Chef Tomas Ainciart, fervent défenseur de la cuisine traditionnelle
du Sud Ouest dont nous avons apprécié le talent dans quelques unes des maisons
où nous nous sommes déjà agréablement retrouvés.
Il était une fois …
un grand bonhomme du nom de Henri-Bernard Lapeyre qui attend votre
cotisation (cliquez sur le bouton paypal), et votre réservation cliquez ici … selon
la formule sacrément con-sacrée …
Bernard Carrère.
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